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TENDANCES & CRéATEURS

Dans l’univers de K. Jacques

  • 30 mars 2018
  • par
  • Eva

Chez K. Jacques, la sandale rayonne depuis 1933. Vendue aux quatre coins de la planète, elle continue de séduire par sa fabrication artisanale et son élégance phénoménale. Des valeurs fortes et un professionnalisme solide gravitent autour de cette success-story familiale. Direction Saint-Tropez, à la rencontre de Bernard Keklikian et de ses équipes ! Ces derniers nous ont ouvert les portes de leur atelier pour nous révéler les secrets de la star des tropéziennes branchées.

Le nom “K. Jacques” fait référence à votre père, Jacques Keklikian, fondateur de l’entreprise. Aujourd’hui, votre frère Georges et vous-même avez repris le flambeau familial. Pouvez-vous nous en dire plus sur l’origine de cette aventure exceptionnelle ?

D’origine arménienne, mon père et ma mère ont fui la Turquie et sont arrivés en France dans les années 30 pour se reconstruire. Après avoir appris le métier de la chaussure et fait ses classes auprès de son frère, mon père Jacques ouvre sa première boutique rue Allard, à Saint-Tropez. Avant d’être un lieu de villégiature des stars, Saint-Tropez était un village doté d’un port de pêche et de commerce. Comme tourné vers le monde, il était évident pour K. Jacques de s’implanter au coeur de ce port ensoleillé !

De quelle manière les sandales K. Jacques se sont-elles imposées comme des paires incontournables ?

Pour K. Jacques, le luxe rime avec les valeurs que nous défendons : tradition, passion, fabrication artisanale et créativité. Une paire de sandales regorge d’une mine d’attentions et de détails qui lui apportent du caractère. La qualité est l’âme du produit. Le boom du village de Saint-Tropez et les personnalités qu’il draine depuis les années 50 ont amené notre famille à faire des rencontres. De Cocteau à Picasso, en passant par Brigitte Bardot et Kate Moss, les sandales séduisent aussi bien les grands noms que les illustres inconnus. Finalement, la fidélité de nos clients a fait la renommée du nom K. Jacques.

On l’appelle la sandale tropézienne, ferait-elle partie du “patrimoine local”?

Il y a une certaine fierté locale autour du fait de voir une entreprise pérenne et familiale exporter ses paires de chaussures aux quatre coins du monde. Au-delà même des sandales, on promeut une confection festive et détendue donc oui, il y a une réelle connexion entre le produit et sa localité de fabrication.

Régulièrement, un car de touristes s’arrête devant notre plus ancienne boutique, rue Allard. Le nom K. Jacques est accolé au terme “Saint-Tropez” qui fait rêver. Par ailleurs, nous avons récemment recruté quelqu’un qui s’occupe de la gestion du patrimoine culturel de l’entreprise. Son objectif est de retranscrire l’histoire de la maison K. Jacques, de mettre en œuvre des actions de conservation et de mise en valeur de cet héritage artisanal. On compte près de 2 000 créations depuis sa naissance, 40 à 50 designs sont produits chaque année. Ce travail de recherches a également permis de retrouver l’origine de la marque K.Jacques, abréviation du nom « Jacques Keklikian » !

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Dernière paire de K. Jacques estampillée par le fondateur, le 30 septembre 1989

Toutes vos paires sont produites ici, dans votre atelier tropézien. Quel est votre processus de création et de fabrication au quotidien ?

Nous mixons nos envies et nos coups de cœur du moment avec un travail de veille que nous effectuons sur de nombreuses tendances. Notre région nous inspire aussi, les matières naturelles comme le liège, le bois, très présents dans le Golfe de Saint-Tropez. Ainsi, après  avoir imaginé des modèles aux talons en liège, nous avons façonné le bois. Ici, nous parlons souvent de vibrations. La connaissance du pied est primordiale, la position des brides doit être esthétique et ne pas causer de douleur. Le résultat doit être harmonieux et surtout, la vibration doit opérer. Le processus de création ne s’arrête jamais et a lieu toute l’année. L’idée d’une nouvelle paire peut provenir d’une rencontre, d’une inspiration mais ce qui est important, c’est l’interprétation que l’on en fait.

Les peausseries arrivent tout droit de l’est de la France vers notre atelier tropézien. Le savoir-faire K. Jacques étant un élément essentiel, nous formons nous-mêmes nos salariés sur chacune des tâches du processus de fabrication. Nous souhaitons également transmettre la philosophie et l’état d’esprit de la maison. Notre équipe travaille avec passion et met du cœur à l’ouvrage. On compte 33 familles de sandales K. Jacques ; 33 lignes stylistiques marquées dans lesquelles on intègre tous les ans chacun des modèles de nos collections. Chaque paire a une histoire et une origine paternelle. Finalement, on revient toujours à la source : une histoire de famille sensationnelle !

DeltaPyr, Épicure, Isaure, Caravelle… Chaque sandale possède un nom faisant écho à des civilisations anciennes. L’antiquité vous inspire-t-elle pour designer les modèles ?

Ma sœur Liliane aidait beaucoup ma mère à la boutique, et les paires se faisant de plus en plus nombreuses, il fallait les classer. À l’école, Liliane s’était prise de passion pour la mythologie grecque et romaine. Elle a donc eu l’idée d’associer le nom de personnages emblématiques aux designs des modèles. Peu à peu, nous avons varié les thèmes tout en élargissant les gammes. Aujourd’hui, nous nommons nos paires en nous inspirant d’un thème qui est rattaché à un design. Comme c’est le cas pour la famille de modèles type « Caravelle » !

La femme Lulli possède au moins une paire de K Jacques dans son shoesing… Qu’est ce qui lie l’univers K. Jacques à celui de Lulli ?

Lulli habille toute une silhouette et dessine un type de femme moderne, simple et contemporaine. Elle est épure, aime les belles choses… Elle est raffinée de la tête aux pieds !

L’univers K. Jacques en trois mots ?

On en relèvera quatre : épure, décontraction, savoir-faire et art de vivre !

Quelle est la tenue idéale à porter avec une paire de K. Jacques ?

C’est définitivement le choix des Lulli Addicts, qui vont s’approprier les paires de tropéziennes comme elles l’entendent. L’avantage, c’est de pouvoir aussi bien porter nos sandales pour la plage, de manière décontractée, que pour un mariage où l’on requiert des chaussures raffinées.

Découvrez l’ensemble des sandales K. Jacques en un clic

  1. Saint-Tropez en 5 adresses - CARNET DE TENDANCES

    30 mars 2018 - 15 h 52 min

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